Il est loin le temps où j'écrivais à notre Maire pour réclamer des poubelles collectives à journaux ou à bouteilles. Il y a 15 ans c'était la problématique : nos communes ne proposaient pas
toutes des solutions pour le tri des
déchets.
Depuis, le tri n'est plus seulement au bout de la rue. Il est entré dans nos maisons. J'ai longtemps réfléchi à ce que l'on pourrait améliorer. J'ai donc eu plusieurs théories. Je me décide enfin
à les exprimer.
Ma première
théorie était la suivante :
La Mairie paie une société qui ramasse et traite nos déchets. Cette société est censée réaliser des économies de tri. De plus, a priori, elle revend les déchets à d'autres sociétés qui les
recyclent. Par exemple, les bouteilles en plastique. Elles sont ramassées par une société qui elle-même les revend à une société qui en fera d'autres bouteilles ou des polaires. C'est pourquoi
mon idée première était que les coûts de collecte des déchets soient réduits voire supprimés. Pourquoi payerais-je pour une société qui revend mes déchets.
Ma seconde
théorie est allée beaucoup plus loin :
La Marie devrait nous encourager financièrement dans la réduction de nos déchets. Il suffirait de peser chaque poubelle de chaque maison. Techniquement, c'est possible puisque le camion benne
soulève la poubelle. Nous pourrions alors payer les frais de collecte au prorata de notre production de déchets. Les impacts financiers nous pousseraient à faire plus attention (malheureusement,
tout le monde n'a pas le sens civique dans la peau !) .Pour les logements collectifs, le poids des déchets pourraient être répartis sur l'ensemble des habitants.
En France, nous produisons environ
360 kg de déchets par habitants. Les emballages représentent
20% de nos déchets : soit 72 kg. Vu que nous sommes deux, cela représente 144
kg.
Nous avons investi dans une carafe filtrante. Résultat : nous avons réduit très largement nos déchets en bouteilles plastiques. Dans la même idée, nous privilégions le "fait maison". Par exemple,
en investissant dans une yaourtière, non seulement, nous mangeons des yaourts plus sains mais nous avons aussi réduit nos déchets de pots en plastique. Effectivement, nous utilisons une brique de
lait en plus mais elle contient plus de cartons que de plastiques.
Continuons un peu plus loin.
Depuis que nous sommes installés dans notre citrouille, nous faisons notre compost. Tous nos déchets de légumes et de fruits se retrouvent dans le composteur au fond du jardin. C'est un réflexe
naturel. Nous obtenons un superbe compost. Pourquoi ne pas transposer ce concept dans les logements collectifs ? Une zone pourrait être réservée près des poubelles de l'immeuble. Les déchets
végétaux seraient récupérés par la Mairie, mis en compost et redistribués gratuitement aux occupants des logements pour leurs plantes d'intérieur.
Si vous souhaitez plus d'informations, n'hésitez pas à passer sur le site de l'ADEME :
http://www.ademe.fr
Alors évidemment, certaines actualités, comme
celles de Eco
Emballages, ne font pas frémir notre sens civique.
Et puis parfois, on en a marre d'entendre les mêmes informations sans arrêt ressassées dans tous les médias.
Et pourquoi me casserai-je la tête avec le tri des déchets ou alors à éteindre la lumière alors que la grosse entreprise juste à côté de chez moi ne fait rien... ? Sachez que dans chaque
entreprise, vous pouvez solliciter les représentants du personnel : DP, CE ou CHSCT pour pousser la direction à prendre en compte le tri de déchets.
Parce que nous n'avons pas le choix... parce que, par défaut, il faut faire confiance... parce que chaque geste compte.
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